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> Emerence de Quaesitor

 

Mon nom est Emerence, de la maison Quaesitor. Je suis née en 1173, c'est à dire que j'ai vécu en tout 24 années. Années difficiles, à vrai dire. Mon éducation à la magie fut longue, ardue, mais jamais je ne fis de sacrifice. Et si ma vie sociale vous semble peu désirable, j'en suis particulièrement fière et sais parfaitement m'en accommoder.

Mes amis proches sont au nombre de deux : Camille et Antoine.

Je rencontrais Camille lors d'une visite d'une Alliance Magique en Bretagne, quasiment à la fin de mon apprentissage. Mon Maître étant un Mage fort occupé, je parcourais l'Alliance dans ses moindres recoins, et fini par tomber sur les cuisines dont l'odeur m'avait comme qui dirait « attirée ».

Camille, dont je ne connaissais pas le nom à l'époque, semblait être en difficultés, entourée de quelques jeunes cuisiniers mâles, vous savez, ceux avec le rand sourire idiot ? Bref , je décidais d'aider la jeune fille, âgée d'environ 12 ans à ce moment là, et je m'exerçais alors à certains petits pouvoirs que je connaissais plus ou moins.

Même si l'effet n'aurait pas été totalement satisfaisant du point de vue du Maître, il le fut pour les jeunes garçons, qui se sauvèrent rapidement, le nez pincé au plus fort pour ne pas sentir l'odeur (vieille carcasse de cheval pourrie et cannelle) qui émanait soudain. Après avoir sortie Camille (et l'avoir laissée vomir un certain temps), nous pûmes discuter un peu. Enfin, Camille étant muette, le terme discuter est alors un peu exagéré. Cependant j'avais les moyens de me faire comprendre d'elle.

Nous nous sommes rapidement liées d'amitié, et Camille décida de venir auprès de moi, lorsqu'elle apprit mon état une année plus tard.

Quant à Antoine, notre rencontre fut salvatrice, et cela autant pour l'un que pour l'autre. C'était sur la route du retour, mon maître et moi retournions dans le sud, où la finalité de mon éducation devait se faire. Nous croisâmes une nuit un jeune chevalier, qui se trouvait être poursuivi par un homme plus âgé qui semblait en vouloir à sa vie. Mon Maître, après une rapide analyse, me dit que c'était le jeune qu'il fallait croire et sauver. Mais alors que ces mots parvenaient à mes oreilles, l'homme plus âgé me tirait déjà par le bras, et menaçait le jeune de me tuer s'il ne se rendait pas. Il saignait beaucoup à la tête. Le plus jeune, je parle d plus jeune, c'est lui qui saignait beaucoup.

C'est ce moment que choisi le vent pour se lever. Un arbre en fut déraciné, et tomba aux pieds de l'homme qui me tenait. Il sentait mauvais. L'homme, pas l'arbre. L'arbre sentait plutôt bon. Il avait du pleuvoir la veille, la mousse sentait le frais. Le vieil homme (il n'était pas vraiment vieux, mais il me semble que l'appeler ainsi est plus pratique), je disais donc : le vieil homme fut surpris, mais le jeune chevalier semblait avoir d'excellents réflexes, car après un rapide coup d'oil a mon maître, un sourire (mais comment avait-il trouvé le temps de sourire), il se jetait sur celui sui me tenait fermement pour lui asséner un coup, mortel, dirons-nous, puisque ensuite il ne put se relever. Et qu'un homme à terre est un homme bientôt mort, comme le dit souvent Antoine. Oui, le chevalier se prénommait Antoine, et il ne nous expliqua pas le pourquoi de ce combat qui fut grâce à nous à son avantage.

Cependant il tenait à nous remercier, et proposa à mon maître mage (il avait du reconnaître que nous étions des mages, vu nos tenues) de se mettre à notre service, sa vie étant désormais quelque peu en danger dans la région ou nous nous trouvions. Mon maître accepta qu'il se mette à mon service dès ce jour, et jamais je n'eus à me plaindre de ce valeureux chevalier qu'est Antoine.

Ce fut quelque moi plus tard à peine, oui, quelques mois, je.. il se passa que. enfin, il se passa ce qui devait se passer, quoi. Je donnais naissance neuf mois après, à Louve, une adorable petite fille. A la naissance de Louve, Camille me rejoint dans le sud ou nous logions. Durant ces trois années, elle à été une merveilleuse nourrice. S'occuper d'un enfant est assez difficile lorsqu'on achève sa formation de mage, étant donné le peu de temps que l'on peut accorder aux activités « normales » . La Magie est un art. Un art qu'il faut étudier longuement, pratiquer chaque jour, pour espérer devenir un mage important. Qui sait ? Peut être un jour serais-je la digne représentante de la Maison Quaesitor. Ceux qui jugent. Ce qui savent qui à tord et qui à raison.

C'est ainsi qu'aujourd'hui je déménage, que je quitte mon maître : je suis devenue Mage. De façon officielle, je veux dire. Enfin, je pars m'installer dans une nouvelle alliance où il faudra que je me fasse une place parmi les autres mages, qui arriveront en même temps que moi. Je place énormément d'espérance sur cette toute neuve Alliance. J'y emmène Camille, qui s'occupera de Louve, ainsi qu'Antoine, qui se chargera de notre protection à toutes. Quatre de mes servants me suivent aussi.

J'espère que la forêt que l'on dit se trouver autour est sombre et profonde.

 

 
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